Manon et son hoodie – L’Objet de mon immigration

Cette semaine, à l’occasion de la semaine de l’immigration francophone, des membres de la communauté de la grande région de Calgary nous parlent d’eux à travers “L’Objet de leur immigration”

Mon nom est Manon et je suis arrivée au Canada pour la première fois en 2014. Je suis originaire de
France et le Canada a toujours été un rêve pour moi. J’avais cette vision idéalisée des montagnes, des
paysages enneigés, et surtout … des ours ! C’est lorsque j’étais à l’université, en train de préparer mon
diplôme d’anglais, que j’ai eu l’opportunité de passer 4 mois à l’étranger. Bien évidemment, il ne m’a pas
fallu longtemps pour choisir ma destination. Et c’est comme cela que je suis arrivée à l’Université de
Regina en Saskatchewan. Où je me suis empressée d’acheter le hoodie de l’école ! Et c’est aujourd’hui
l’objet que j’ai choisi pour représenter mon immigration : le hoodie représente mon premier lien avec le
Canada!

Après ces 4 mois passés à Regina, je suis rentrée en France pour terminer ma licence. Mais le Canada
n’avait pas quitté ma tête, et c’est en tant qu’étudiante en maitrise de Sciences politiques que je suis
retournée à Regina, pour y rester. En parallèle de mes études, j’ai commencé à travailler à l’Université,
comme tutrice de français dans un premier temps. Lorsque j’ai terminé mon master en 2020, en plein au
début de la pandémie, s’est posée la question de la ville dans laquelle je voulais m’installer. Regina, j’en
avais fait le tour. J’étais déjà venue en Alberta plusieurs fois, alors Calgary était la ville que je connaissais
le mieux. Et puis il y a les montagnes… C’est quelque chose que j’aime faire, prendre ma voiture et rouler
dans les montagnes pour déstresser. Je ne pourrais pas vivre ailleurs que dans une grande ville mais
parfois j’ai besoin de quitter toute cette effervescence : quand tu quittes la ville, tu es seule au monde, et
c’est une solitude vraiment apaisante.

Je suis fière d’avoir réussi mon projet d’immigration, qui est passé de temporaire à permanent. Et d’avoir
décroché ma maîtrise en anglais à Regina. Ma famille a eu des difficultés à comprendre ce projet mais je
suis heureuse de l’avoir accompli malgré tout. Étrangement je n’ai pas cherché à me rapprocher de la
communauté francophone lorsque je suis arrivée. Je voulais perfectionner mon anglais. Mais
aujourd’hui, en travaillant pour la Cité des Rocheuses à Calgary, cela me permet d’être au contact de la
communauté francophone de la région.